Aujourd'hui il
est de bon ton de reconnaitre le génocide arménien,
quelquefois du bout des lèvres, comme on accède au désir
d'un enfant agacant . Bien sur il reste des irréductibles, en
premier le responsable la Turquie qui a vu son empire partir
en lambeau et qui craint de rendre aussi le peu qui lui reste
et qu'elle a volé dans le sang. Aujourd'hui la Turquie
se veut démocrate, pour cela elle s'est offerte une
nouvelle "virginité républicaine" de
façade, ce qui fait dire à certains de nos élus,
historiens et autres plumitifs que c'est un pays démocrate à vocation
européenne. Ces visionnaires ont la mémoire courte
et la vue basse, mais leurs fonctions ou leurs titres donnent
une certaine autorité, même lorsqu'ils professent
des âneries, je dois avouer qu'ils ne s'en privent pas.
Il
faut laisser l'histoire aux historiens, mais l'histoire peut
se réécrire, nos amis turcs en savent quelque
chose, eux qui aujourd'hui réclament une commission
d'enquête composée d'historiens. Ce qui était
impossible hier est possible aujourd'hui, c'est vrai qu'ils
ont eu le temps de bien expurger les archives, d'acheter des
historiens révisionnistes selon une méthode bien
rodée. Ce qui ne veut pas dire qu'ils se plieront aux
résultats du rapport de cette commission, car derrière
les pseudo démocrates progressistes au pouvoir, il y a les
nationalistes et l'armée qui tiennent véritablement
les rênes du pouvoir, surveillés de près
par des islamistes qui eux aussi rêvent de gouverner
le pays. La Turquie conformémént à se
habitudes, joue la montre et laisse le temps faire son oeuvre.
Il y a un "Mais", les enfants du génocide,
qui voient les choses d'un autre oeil.
Comme
beaucoup de familles arméniennes, après les massacres
ceux qui ont pu se sauver (sans retour possible stipulé sur le passeport) pour aller ailleurs trouver un abri,
le voyage fut long, difficile, pas préparé.
Dans une même famille, tous les membres ne sont pas partis ensemble,
n'ont pas pris le même itinéraire, et ne se sont pas retrouvés
tous à la destination choisie. Aujourd'hui encore certaines de ces familles
recherchent des membres disparus ou égarés, perdus de vue. Le
Net est un outil formidable, un document peut être vu en même temps
au quatre coins du monde, alors ces familles dont souvent les enfants posent
des questions, utilisent le net pour lancer leur avis de recherche.
Il
n'y a pas si longtemps le journal papier arménien (Haratch-
Achkhar -Khetan en France ) était l'un des seuls moyens
de communication.
Alors
puisque nous sommes sur le Net, utilisons le.
Partant
du constat que le nom d'Anouchian était constitué,
contrairement aux autres noms de famille arméniens:
-d'un prénom féminin,
-que ce nom n'était pas très courant
-que je ne connais pas beaucoup de membres de ma famille,
Avec l'aide d'internet j'invite tous les "Anouchian" à se
faire connaître. Nous ne sommes pas tous issus de la même famille,
mais qui sait peut-être nous comblerons certains blancs de nos histoires
familiales, du moins nous aurons essayé.
Et
nous tisserons des liens électroniques, ce qui n'est
déjà pas si mal.
C. ANOUCHIAN
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